La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUC) vient de certifier les 187 millions de crédits carbone du Gabon sur la période 2010-2018. C’est une première pour un pays africain. C’est le signe d’une avancée majeure en matière de lutte contre le réchauffement climatique. À Libreville, pour le Président de la République Gabonaise, Ali Bongo Ondimba, c’est《 un moment historique ! 》.
Le pays que dirige Ali Bongo Ondimba peut jubiler, il va enfin pouvoir rentabiliser la sequestration du carbone. En effet, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUC) vient de certifier les 187 millions de crédits carbone du Gabon sur la période 2010-2018. Sur sa page Facebook, le Président gabonais a qualifié ce moment d’historique.
《 La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UN Climate Change)vient de certifier les 187 millions de créditscarbone du Gabon sur la période 2010-2018. C’est une étape importante qui ouvre la voie à leur commercialisation. Pour le climat, c’est une grande victoire. Pour notre pays, qui va pouvoir tirer désormais une partie de ses ressources de la protection de la forêt, c’est un moment historique ! Bravo à toutes les équipes qui ont travaillé d’arrache-pied pour parvenir à ce formidable résultat. 》, a fait savoir le numéro un gabonais sur sa page Facebook.
Pour rappel, un crédit carbone est une unité équivalente à une tonne de CO2 évitée ou séquestrée. Par exemple, un projet de plantation d’arbres qui permettra de séquestrer 10000 tonnes de CO2 pourrait donner lieu à l’attribution de 10000 crédits carbone s’il respecte les critères nécessaires. Ce crédit est légalement transmissible et négociable : les entreprises peuvent vendre leurs droits d’émission non utilisés à d’autres entreprises. «100 millions de tonnes de carbone ont été séquestrées par le Gabon en moyenne chaque année entre 2010 et 2020. À raison de 25 dollars la tonne, par exemple, cela permettrait de booster l’économie gabonaise», indiquait le ministre des Eaux et Forêts, le Pr Lee White en août dernier à Libreville.
