Ce n’est plus un secret, au cours de ces dernières années les autorités congolaises se sont à maintes fois immiscées dans les affaires politiques gabonaises. L’interpellation de Guy-Nzouba-Ndama avec des valises contenant la somme de 1 milliard 190 millions de FCFA en provenance du Congo-Brazzaville est la preuve que Sassou Nguesso et ses proches continuent de s’ingérer dans les affaires gabonaises. Comme si cela ne suffisait pas, les dirigeants congolais veulent désigner Alexandre Barro Chambrier comme candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2023.
Les relations entre Ali Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso ne sont pas au beau fixe, et c’est le Président congolais qui en est responsable. Depuis que le numéro un gabonais est au pouvoir, Denis Sassou Nguesso n’a cessé de s’ingerer dans les affaires politiques gabonaises. Quand il ne finance pas les opposants gabonais, il joue au faiseur de roi. Depuis ces dernières semaines, le Chef de l’État congolais a jeté son dévolu sur Alexandre Barro Chambrier. Il veut faire de ce dernier, le candidat unique de l’opposition gabonaise et qu’importe si cela lui coûte un bras. Il est bien déterminé à injecter des sommes mirobolantes.
Mais ce n’est pas gagné du tout pour Denis Sassou Nguesso et ses proches. Car en face, il y a plusieurs acteurs de l’opposition gabonaise qui voient claire dans ce jeu politique. Il y a Jean Ping qui pense qu’il peut encore tirer son épingle du jeu et qui hésite à se présenter pour l’élection présidentielle de 2023. Il y a également Paulette Missambo qui veut être la candidate des femmes et qui veut surfer sur la vague électoraliste féministe et bien d’autres comme Mike Jocktane, Paul-Marie Gondjout qui veulent quand même tenter le coup et ne comptent pas s’aligner derrière Barro Chambrier qu’ils qualifient d’amorphe dans les coulisses.
Une chose est sûre, à 10 mois des élections générales au Gabon, Alexandre Barro Chambrier et ses principaux bailleurs de fonds ont bien du mal à convaincre l’opposition gabonaise. Si jamais certains devaient s’aligner derrière le président du RPM, ce serait à coup de dizaine de milliards de FCFA, des sommes qui pourraient faire réfléchir Denis Sassou Nguesso avant de jeter l’éponge.
