Lors du point de presse organisé à Libreville en présence d’Emmanuel Macron, Brice Oligui Nguema a adopté un ton direct et déterminé. Le président gabonais a décrit sans détour l’état dans lequel, selon lui, l’ancien régime a laissé le pays. Endettement massif, gestion opaque et gouvernance familiale ont été les principaux griefs évoqués. Une communication rare par sa fermeté dans un cadre diplomatique.
Le chef de l’État gabonais a pointé du doigt Ali Bongo Ondimba ainsi que plusieurs membres de son entourage immédiat, accusés de détournements de fonds publics et d’avoir quitté le territoire pour échapper à la justice. À travers ces déclarations publiques, Brice Oligui Nguema cherche à ancrer son discours dans la transparence et la rupture avec les pratiques passées.
Il a également insisté sur la nécessité, pour les nouvelles institutions gabonaises, de mener jusqu’au bout les procédures judiciaires visant l’ancien clan présidentiel. Pour lui, la reconstruction politique du pays passe obligatoirement par un assainissement des finances publiques et une responsabilisation des acteurs de l’ancien système. La lutte contre l’impunité devient ainsi un pilier de sa gouvernance.
Devant Emmanuel Macron, Brice Oligui Nguema a officiellement demandé un soutien judiciaire de la France. Il souhaite que Paris facilite l’exécution de décisions de justice et la restitution d’avoirs supposément détournés vers l’étranger. Il s’agit d’un appel direct à la coopération internationale dans un dossier chargé politiquement.
Ce moment marque une étape importante dans le discours de fermeté affiché par le président gabonais. En se positionnant avec autant de clarté aux côtés de son homologue français, Brice Oligui Nguema renforce son image d’homme d’État déterminé à solder les comptes du passé pour engager son pays sur une voie nouvelle.
