Lors du Conseil des ministres du 4 décembre, Brice Clotaire Oligui Nguema a adopté un ton inhabituellement ferme en dénonçant les faiblesses structurelles de l’administration gabonaise. Le chef de l’État a insisté sur l’urgence de mettre fin aux pratiques illicites et à ce qu’il qualifie de “culture de la médiocrité” au sein de la fonction publique.
Il a rappelé que les engagements de refondation, annoncés au lendemain du changement de pouvoir en 2023, restent difficiles à concrétiser en raison de résistances internes. Pour lui, ces dérives menacent directement la réussite des projets stratégiques engagés depuis près de deux ans.
Dans cette perspective, Oligui Nguema a annoncé un arsenal de mesures destinées à renforcer la transparence budgétaire, dont des audits approfondis. Il promet également des sanctions rapides contre ceux qui freineraient l’efficacité administrative, un message qui a résonné comme un ultimatum pour plusieurs membres du gouvernement.
Le chef de l’État a pointé du doigt un phénomène récurrent au Gabon : la réticence de certains collaborateurs ministériels à transmettre les dossiers après le départ de leurs titulaires. Pour lui, cette pratique illustre les difficultés réelles à faire prévaloir l’impersonnalité des fonctions étatiques.
Alors que le pays cherche à consolider son image à l’international, cette nouvelle posture du président sera scrutée par les partenaires étrangers. Elle pourrait ouvrir une séquence décisive de modernisation de la gouvernance, à condition que les mesures annoncées soient appliquées avec constance.
