Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la stratégie d’insertion économique portée par le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema. À Libreville, le chef de l’État a procédé à la remise de 200 taxis à de nouveaux bénéficiaires dans le cadre du programme « Un Jeune, Un Taxi », renforçant ainsi un dispositif présenté comme l’un des principaux outils de lutte contre le chômage des jeunes.
Cette troisième phase du programme porte désormais à 1 066 le nombre total de véhicules distribués depuis son lancement en octobre 2024. Les précédentes dotations avaient concerné 417 puis 399 taxis, auxquels s’étaient ajoutés 50 véhicules attribués lors d’une opération spéciale Octobre Rose menée sous l’impulsion de la Première Dame, Zita Oligui Nguema. Le programme est déjà déployé dans plusieurs grandes villes du pays, notamment Libreville, Port-Gentil, Oyem et Franceville.

Au-delà de la simple mise à disposition de véhicules, les autorités gabonaises présentent Taxi Gab comme un instrument de transformation économique. Les bénéficiaires deviennent progressivement des acteurs indépendants du transport urbain, avec la perspective de revenus réguliers dans un secteur longtemps marqué par l’informel. Pour le gouvernement, il s’agit également de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs issus de la jeunesse gabonaise.
L’initiative s’inscrit également dans une logique de modernisation du secteur. Avec la création de Taxi Gab Communication, chaque véhicule est appelé à devenir un support de communication et de services numériques. Publicité embarquée, outils digitaux et solutions connectées doivent permettre de diversifier les revenus générés par l’activité et d’améliorer l’expérience des usagers.

Lors de la cérémonie organisée au Camp Capitaine Ntchoréré de Baraka, Brice Oligui Nguema a exhorté les bénéficiaires à faire preuve de discipline et de professionnalisme. Le président gabonais affirme vouloir faire du programme Taxi Gab un levier durable d’inclusion économique tout en accompagnant la professionnalisation et la gabonisation progressive du transport urbain.

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