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Remaniement gouvernemental : 9 femmes (27,27 %) et 24 hommes (72,73 %), Oligui Nguema place les femmes à des postes clés !

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Les fauteuils ont changé de titulaires, mais la majorité reste largement masculine. Le gouvernement annoncé le 11 octobre 2026 compte neuf femmes pour vingt-quatre hommes, en intégrant le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Selon notre décompte de la composition publiée, les femmes représentent 27,27 % des 33 membres, contre 72,73 % pour les hommes. Autrement dit, un peu plus d’un membre sur quatre est une femme. Derrière les arrivées, les départs et les changements de portefeuille, ce remaniement révèle donc un autre équilibre : celui de l’accès des femmes aux responsabilités ministérielles.

Des femmes aux commandes de secteurs majeurs

La minorité numérique féminine ne signifie pas une absence des lieux de décision. Brigitte Onkanowa conserve la Défense nationale avec le rang de ministre d’État. Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny dirige les Affaires étrangères, tandis qu’Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou reste à la Santé. Jacqueline Ilogue épouse Bignoumba reçoit l’Éducation nationale et l’Instruction civique. Défense, diplomatie, santé et école : les femmes exercent des responsabilités qui engagent directement la sécurité du pays, ses relations internationales et ses services essentiels. Leur poids politique doit donc aussi s’apprécier à travers les missions confiées.

Neuf ministres, des responsabilités qui dépassent le social

Les cinq autres femmes de l’équipe sont Louise Pierrette Mvono à la Planification et à la Prospective, Marcelle Ibinga épouse Itsitsa à l’Enseignement technique et à la Formation, Laurence Mengue Me Nzoghe épouse Ndong à la Fonction publique, Raïssa Nana épouse Ghogho aux Affaires sociales, à la Famille et à la Protection de l’enfance, et Zenaba Gninga Chaning aux PME-PMI et à l’Entrepreneuriat. Cette répartition associe les femmes à la préparation des politiques publiques, à la gestion de l’administration et au développement économique. Elle permet de dépasser une lecture qui réduirait leur présence aux seuls dossiers sociaux.

Trois quarts de l’équipe restent masculins

Le déséquilibre demeure néanmoins net. Avec vingt-quatre hommes sur trente-trois membres, la part masculine approche les trois quarts de l’équipe. Les deux postes de ministre délégué sont également occupés par des hommes. La présence de femmes dans des fonctions importantes ne suffit donc pas à établir une représentation équilibrée. Ce gouvernement compte des femmes influentes, mais il ne compte pas autant de femmes que d’hommes. Les chiffres décrivent cette situation ; ils ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer les critères qui ont guidé chaque nomination.

Le renouvellement pose aussi la question de la représentation

Ce remaniement invite ainsi à regarder au-delà des personnalités débarquées ou promues. Dans une équipe de trente-trois membres, une répartition aussi proche que possible de la parité correspondrait à seize femmes et dix-sept hommes, ou l’inverse. Avec neuf femmes, l’écart reste conséquent. La compétence et les résultats attendus de chaque ministre demeurent essentiels ; la place accordée aux femmes constitue, elle aussi, un sujet de débat public. Le gouvernement a été recomposé. L’équilibre entre les femmes et les hommes, lui, reste à construire.

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