Investissements, redevances et engagements envers l’État : le président gabonais rappelle ses exigences à l’opérateur pétrolier. Les observations des audits seront examinées avec la Task Force.
Les promesses d’investissement ne dispensent pas de rendre des comptes. En recevant les responsables de VAALCO Energy, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé les exigences qui doivent encadrer le partenariat entre l’État gabonais et le groupe pétrolier : transparence, respect de la législation nationale et exécution rigoureuse des obligations fiscales et contractuelles. Cette audience, consacrée au bilan de la coopération et aux perspectives d’extension des activités de l’opérateur, a ainsi placé la protection des intérêts du Gabon au cœur des échanges.

Présent dans le pays depuis plus de vingt-cinq ans, VAALCO entend poursuivre ses investissements et renforcer la formation des compétences nationales. Ses dirigeants affirment que près de 90 % des effectifs de l’entreprise au Gabon sont constitués de travailleurs gabonais. Cet ancrage local et les perspectives de développement présentées constituent des éléments importants du partenariat. Le chef de l’État en a pris acte, tout en rappelant que la poursuite de cette coopération doit s’accompagner du respect effectif des engagements pris envers le pays.
Redevances et audits : l’heure des explications
Des séances de travail seront organisées entre les responsables de VAALCO et la Task Force chargée d’examiner ses activités. Elles devront permettre de clarifier les observations issues des audits, notamment celles concernant les redevances et les engagements envers l’État. Le communiqué ne précise toutefois ni les montants éventuellement concernés ni la nature détaillée des points soulevés, et n’établit aucune infraction. L’enjeu sera donc d’apporter des réponses documentées, en confrontant les éléments des audits aux explications de l’opérateur. C’est sur ce travail de clarification que l’exigence de transparence devra prendre corps.

La richesse pétrolière doit servir le pays
Pour Oligui Nguema, la poursuite du partenariat doit garantir une coopération responsable, une meilleure valorisation des ressources pétrolières et des retombées économiques concrètes pour les populations. Les investissements annoncés, la formation et l’emploi doivent ainsi aller de pair avec l’exécution des obligations fiscales et contractuelles. Les prochaines discussions avec la Task Force seront une étape importante pour éclaircir les points en suspens. Au bout du compte, la valeur du partenariat se mesurera aussi à ce qu’il apporte effectivement au Gabon.

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