Elles produisent de l’électricité depuis 1977 : à Port-Gentil, les anciennes turbines voient enfin leur relève se préciser. Une première machine SGT-600 vient d’être mise en route sur le site de la SEEG, boulevard Léon-Mba. Une deuxième doit suivre dans les prochains jours. Derrière ces noms techniques et ce calendrier, l’objectif touche directement la vie de la ville : sécuriser l’électricité destinée aux habitants et aux activités industrielles.
Les deux nouvelles turbines doivent porter à terme la capacité du site à 50 mégawatts. Ce renforcement vise à renouveler les équipements sur lesquels repose une partie de l’approvisionnement local. Pour les usagers, la réussite du chantier se jugera surtout à la fiabilité du service rendu. Le premier démarrage est donc une avancée importante, mais il ne permet pas, à lui seul, de conclure que toute la capacité annoncée est déjà disponible ou que l’ensemble des difficultés d’alimentation est résolu.
Le voyage des machines donne la mesure du travail accompli avant cette mise en route. Parties de Riyad, en Arabie saoudite, elles ont d’abord traversé le désert pour atteindre Yanbu. Elles ont ensuite été chargées pour une liaison maritime vers le Gabon. D’après les responsables du projet, ce détour était rendu nécessaire par la fermeture du détroit d’Ormuz. Avant de rejoindre Port-Gentil, les turbines ont ainsi dû franchir une succession d’étapes terrestres et maritimes.
Huit mois ont été nécessaires pour parvenir à ce résultat, avec les équipes d’AKSA et de la SEEG, des partenaires techniques et des entreprises gabonaises. Le chantier a également bénéficié du soutien des autorités de l’Ogooué-Maritime et du ministère chargé de l’Énergie. La seconde turbine représente maintenant le prochain rendez-vous. Pour Port-Gentil, l’attente porte sur un résultat simple à comprendre : que ce renouvellement se traduise durablement par une alimentation électrique plus sûre.

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