À Libreville, lors de la clôture de la table ronde consacrée aux initiatives de protection de la forêt du Bassin du Congo, Brice Oligui Nguema a lancé un message clair à la communauté internationale. En présence du président français Emmanuel Macron, le chef de l’État gabonais a dénoncé une situation qu’il juge « intenable » : le Gabon ne peut plus supporter seul le coût de la préservation de l’un des plus grands puits de carbone de la planète.
Le président gabonais a rappelé que, depuis plus d’un demi-siècle, son pays finance sans compensation la protection de près de 88 % de couverture forestière. Il a reconnu l’appui des partenaires historiques, mais estime que cet engagement reste très inférieur aux enjeux écologiques et économiques auxquels le pays fait face. Selon lui, l’heure n’est plus aux déclarations de principe.
Avec un ton ferme, Brice Oligui Nguema a appelé à une évolution profonde du modèle de coopération. « Moins de discours, mais plus d’actions », a-t-il insisté, soulignant que seule une coopération active permettra de garantir des impacts concrets pour les populations locales. Pour le président gabonais, la préservation des forêts ne doit plus être une charge isolée, mais un engagement partagé.
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de transformer les promesses en financements tangibles. Il a évoqué la création d’emplois verts, de nouvelles sources de revenus pour les communautés rurales et l’importance d’un partenariat mieux équilibré. Ce discours vise à repositionner le Gabon comme un acteur central des politiques environnementales internationales.
La présence d’Emmanuel Macron a donné un écho particulier à cette intervention, considérée comme un appel direct à la France et à l’Europe pour un changement de posture. Brice Oligui Nguema espère que cette prise de parole contribuera à ouvrir une nouvelle ère de coopération environnementale fondée sur des engagements concrets.
