Le 3 août dernier, c’est via un communiqué que la Plateforme Alternance 2023, entité au sein de laquelle plusieurs partis de l’opposition sont réunis, a vivement critiqué l’adoption du bulletin unique de vote par le Centre Gabonais des Élections (CGE) en vue de l’organisation des élections présidentielle et législatives du 26 août prochain. Ces critiques, loin d’être objectives cachent diverses raisons.
Depuis l’annonce de l’adoption du bulletin unique de vote par le CGE sur demande de l’opposition gabonaise dans un mémorandum datant de mai 2022, Alternance 2023 l’a mauvaise. Récemment et à l’emporte pièce, ils n’ont pas hésité à critiquer ce nouveau mécanisme qui va faciliter le processus électoral et faire des économies considérables au contribuable gabonais.
Pour Alternance 2023, « le soi-disant bulletin unique cache(rait) une idée plus perfide » qui est de « faire profiter à Ali Bongo Ondimba des suffrages des candidats de son parti aux législatives ». En réalité il n’en est rien. On vous donne les vraies raisons.
« Je répondrais en disant que la contestation du bulletin unique, qui est une bonne mesure en vigueur dans de grandes démocraties comme les Etats-Unis, par Alternance 2023 cache une idée plus perfide. Celui-cirend sans doute plus difficile les tractations politiciennes entre les uns et les autres au sein de la Plateforme », a fait savoir un responsable du Parti Démocratique Gabonais, avant de rajouter sur « Ce n’est donc pas pour des raisons d’intérêt général mais de convenance partisane qu’Alternance 2023 critique cette mesure ».
Un universitaire de l’université Omar Bongo Ondimba a quant à lui donner une autre raison, toute aussi intéressante que la première. « Alternance 2023 regroupe des partis politiques qui à eux tous ne dépassent pas dix députés. Le PDG, lui, est localement bien mieux implanté. On comprend dès lors pourquoi Alternance 2023 craint le lien qui est fait entre candidats à la présidentielle et aux législatives », a-t-il expliqué, avec un sourire narquois aux lèvres.
Au Gabon, l’opposition n’est jamais satisfaite, même quand elle est entendue. Après avoir obtenu auprès du CGE la suppression de l’enveloppe accolée et l’adoption du bulletin unique de vote, elle cherche encore le moyen de se faire remarquer en se vautrant dans le deni permanent.
