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Noureddin Bongo Valentin : le mirage du martyr

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Dans son entretien accordé à Brut, Noureddin Bongo Valentin s’est présenté comme un homme traqué, victime d’un système injuste. Pourtant, derrière ses mots se dessine un tableau tout autre : celui d’un héritier du pouvoir devenu prisonnier de ses propres mensonges. Lorsqu’il affirme n’avoir “aucun milliard dans les pays du Golfe”, la réalité le rattrape. Son ami d’enfance, Abdoul, dans un audio authentifié, soutient exactement le contraire. Deux voix, une contradiction, un mensonge évident. Cette dissonance n’est pas une erreur : c’est le premier maillon d’une stratégie de désinformation savamment calculée.

Pendant des années, Noureddin a usé de la justice comme d’une arme politique. Il l’a manipulée, instrumentalisée, pour anéantir ses adversaires, réduire au silence ceux qui osaient contester le clan Bongo-Valentin. Brice Laccruche Alihanga, Bertrand Zibi Abeghe, Jean Rémy Yama : leurs noms résonnent comme les témoins vivants d’un système implacable. Aujourd’hui, celui qui brandissait la justice comme un outil de répression s’en sert comme un bouclier. Il crie à l’injustice, mais oublie les vies qu’il a broyées. Le revirement est cynique, l’indignation feinte, l’hypocrisie totale.

Et que dire de ses propos sur la prison centrale de Libreville, qu’il qualifie d’“enfer sur terre” ? Une affirmation qui s’effondre d’elle-même. Dans la vidéo fuitée de son entretien avec le Président Oligui Nguema, on entend clairement ce dernier affirmer que Noureddin et les siens étaient gardés à la présidence, traités “convenablement”. Face caméra, Noureddin ne conteste rien. Ni protestation, ni émotion. Il acquiesce. Ce silence vaut aveu. La vérité est simple : son récit de souffrance est un montage émotionnel, une tentative désespérée de réécrire l’histoire pour rallier l’opinion à sa cause.

Car Noureddin savait. Il savait tout du système carcéral et des tortures qu’il a laissé commettre contre Zibi, BLA, Yama et tant d’autres. Il connaissait chaque mécanisme de ce régime brutal dont il était l’un des architectes. Aujourd’hui, il se drape dans les habits du martyr, mais le peuple n’est pas dupe. Derrière les larmes, il n’y a pas la douleur d’un homme brisé, seulement le calcul froid d’un manipulateur. Le mensonge peut séduire un instant, mais la vérité, elle, finit toujours par triompher.

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