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Cancer du sein au Gabon : 295 nouveaux cas estimés par an, n’attendez pas la douleur pour consulter !

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Le cancer du sein est bien réel au Gabon. Selon les chiffres présentés par la ministre de la Santé, environ 295 nouveaux cas sont estimés chaque année, auxquels s’ajoutent 146 cas de cancer du col de l’utérus. Derrière ces données, des femmes, des familles et des vies bouleversées. Octobre Rose porte donc une urgence : encourager chacune à s’informer sur le dépistage et à consulter rapidement devant une anomalie.

Des chiffres qui doivent provoquer un déclic

Le danger serait de lire ces chiffres, puis de passer à autre chose. Les estimations annuelles communiquées par la ministre de la Santé, Elsa Nkana Joséphine Ayo-Bivigou, rappellent que les cancers féminins constituent une réalité sanitaire nationale. Ces nombres représentent des nouveaux cas, pas des décès. Mais ils suffisent à mesurer l’importance de la mobilisation : le cancer du sein concerne le Gabon, ses quartiers, ses villages et ses familles. La prévention doit entrer dans les conversations et déboucher sur des démarches concrètes auprès des professionnels de santé.

Se sentir bien ne dispense pas de s’informer

« Je n’ai pas mal » ne permet pas d’écarter un cancer du sein. Une masse peut être indolore ; une modification du sein ou du mamelon, un changement inhabituel de la peau ou un écoulement anormal doivent conduire à consulter. La plupart des masses mammaires ne sont pas cancéreuses, mais seul un examen médical permet d’orienter les investigations nécessaires. L’absence d’antécédents familiaux ne protège pas non plus totalement. Face à une anomalie, prenez rendez-vous sans attendre qu’elle devienne douloureuse.

Octobre Rose doit conduire jusqu’aux structures de santé

Lancée le samedi 10 octobre à l’Assemblée nationale, sous le thème « Unis pour l’unique », la 13e édition de la campagne nationale bénéficie du parrainage de la première dame, Zita Oligui Nguema. Cette mobilisation institutionnelle doit maintenant trouver son prolongement auprès des femmes. Le ministère de la Santé a annoncé trois priorités : renforcer la prévention et le dépistage précoce, améliorer le diagnostic et la prise en charge, et assurer un financement durable. L’enjeu est de permettre aux femmes de savoir où se rendre, quels examens leur sont proposés et comment poursuivre leur parcours si une anomalie est détectée.

Détecter tôt, puis assurer les soins

Le dépistage s’adresse aux personnes sans symptômes ; une anomalie déjà présente nécessite une consultation diagnostique. Pour une femme qui se sent bien, un professionnel de santé peut préciser le dépistage adapté à son âge, à ses antécédents et aux recommandations locales. Pour celle qui remarque un changement, il faut consulter rapidement, quel que soit le mois de l’année. L’Organisation mondiale de la Santé souligne que la détection précoce, associée à un traitement approprié et complet, permet de réduire la mortalité liée au cancer du sein. Le dépistage doit donc ouvrir un véritable accès aux soins.

Femmes du Gabon, votre santé mérite ce rendez-vous

La peur du résultat, le coût, la distance ou la difficulté à obtenir un rendez-vous peuvent freiner une démarche médicale. La mobilisation doit aider à surmonter ces obstacles, sans culpabiliser les femmes. Les proches peuvent accompagner, les associations orienter et les institutions faciliter l’accès aux examens et aux traitements. Dès aujourd’hui, renseignez-vous auprès d’une structure de santé sur le dépistage qui vous convient. Si vous constatez une anomalie, consultez rapidement. Octobre Rose prendra tout son sens lorsque la sensibilisation se traduira par des rendez-vous, des diagnostics plus précoces et des patientes effectivement accompagnées.

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