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Bois : le Gabon muscle son industrie et s’affirme comme locomotive de la sous-région !

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Transformer sur place pour conserver davantage de richesse : le Gabon a fait de cette ambition le moteur de sa filière bois. Selon les données présentées dans la note de référence, le secteur représentait 4,4 % du PIB en 2024, une contribution supérieure à celle observée chez ses voisins d’Afrique centrale. Une avance industrielle dont le véritable enjeu reste l’emploi et la valeur ajoutée nationale.

Un poids économique qui place le Gabon devant ses voisins

Le bois s’affirme comme un pilier de la diversification gabonaise. Avec une contribution annoncée de 4,4 % au PIB, la filière occupe une place plus importante dans l’économie nationale qu’en République du Congo, en RDC ou en Guinée équatoriale, où cette proportion avoisine 2 %. Elle dépasse également les niveaux indiqués pour le Cameroun et la République centrafricaine, inférieurs à 4 %. Ce classement mesure le poids du secteur dans chaque économie : il souligne la place stratégique que le Gabon a donnée à son industrie forestière.

L’interdiction des grumes a changé les règles du jeu

Le tournant remonte à 2010, lorsque le pays a interdit l’exportation de grumes brutes. Cette décision a imposé une nouvelle logique : transformer davantage de bois sur le territoire avant de l’expédier vers les marchés internationaux. La Zone économique spéciale de Nkok a accompagné ce mouvement en accueillant des activités industrielles. Sciage, déroulage, placage : chaque étape réalisée au Gabon permet de retenir une part supplémentaire de la valeur du bois, tout en développant des compétences et des emplois locaux.

Une filière qui compte dans les exportations et les salaires

Les chiffres communiqués donnent la mesure de cet ancrage : l’industrie forestière représenterait 5,8 % des exportations nationales et près de 20 % des salariés du secteur privé formel. Derrière les volumes exportés se trouvent des ouvriers, des techniciens, des transporteurs et des entreprises de services. Le prochain cap doit donc être concret : approfondir la transformation, renforcer la qualification des travailleurs gabonais et permettre à davantage d’entreprises nationales de participer à la chaîne de production. Le leadership industriel prend tout son sens lorsqu’il améliore les revenus des ménages.

Exploiter la ressource sans compromettre l’avenir

Cette activité repose sur une production moyenne annoncée de trois millions de mètres cubes de grumes par an, issue d’une centaine de concessions couvrant 14,7 millions d’hectares. Une telle emprise exige une gestion rigoureuse : respect des plans d’aménagement, traçabilité du bois et contrôle des pratiques d’exploitation. Les forêts gabonaises constituent aussi un patrimoine écologique majeur et jouent un rôle essentiel dans le stockage du carbone. Leur préservation doit rester une condition de la croissance industrielle, avec des résultats mesurables.

La prochaine bataille : gagner davantage sur chaque arbre

Le Gabon dispose d’une base industrielle pour aller plus loin. La fabrication de produits finis, notamment de meubles et d’éléments de construction, peut ouvrir de nouveaux débouchés et accroître la valeur conservée dans le pays. Cela suppose une énergie fiable, une logistique efficace et des investissements dans les savoir-faire. La prochaine victoire se mesurera à la richesse créée sur chaque mètre cube transformé, aux emplois qualifiés ouverts aux Gabonais et aux forêts préservées pour les générations suivantes.

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