Au Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema enclenche une offensive économique structurée contre la vie chère. L’ouverture du Méga Marché de la Centrale d’Achat, au stade d’Angondjé, ne relève pas d’un simple effet d’annonce : elle introduit un nouvel acteur public dans la chaîne de distribution, capable d’influencer directement les prix.
Sous la coordination du ministre de l’Économie Thierry Minko, le dispositif repose sur une logique d’achat en gros, de réduction des intermédiaires et de maîtrise des marges. Résultat : une baisse moyenne de 20 % sur les produits de première nécessité, avec des écarts significatifs qui redéfinissent les repères du marché.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le sac de riz de 44 kg passe de 25 000 à 20 900 FCFA, celui de 10 kg chute de 7 500 à 5 900 FCFA, tandis que le lait en poudre recule de 1 250 à 950 FCFA. Même tendance pour les produits transformés : sardines, spaghetti, concentré de tomate affichent des baisses allant jusqu’à 25 %. Les protéines animales ne sont pas en reste, avec les cuisses de poulet revues à la baisse, tout comme les produits d’entretien.
Au-delà de l’effet immédiat sur le pouvoir d’achat, cette centrale agit comme un levier de régulation. En imposant des prix bas sur des produits stratégiques, l’État crée une pression concurrentielle directe sur les importateurs et distributeurs privés, contraints de s’aligner ou de justifier leurs marges.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de reprise en main des circuits économiques. Pour l’exécutif, il s’agit de démontrer que la politique sociale peut produire des effets mesurables à court terme, tout en posant les bases d’une transformation durable du marché intérieur.

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