Le déplacement ne passera ni par les airs ni par les raccourcis protocolaires. Jeudi, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, quittera le Haut-Ogooué en voiture pour rejoindre Makokou, dans l’Ogooué-Ivindo. Un voyage de province en province qui dépasse la simple logistique : il renvoie l’image d’un Chef de l’État parcourant le territoire, confronté aux réalités des routes et au quotidien des populations.
Un trajet présidentiel hautement symbolique
L’annonce a été faite à la télévision nationale par le porte-parole de la Présidence de la République, Théophane Nzame Biyoghe. En choisissant la voie terrestre, Brice Oligui Nguema entend inscrire son déplacement dans une logique de proximité. Kilomètre après kilomètre, ce trajet doit aussi lui permettre de mesurer l’état des axes routiers et de maintenir la pression sur les chantiers engagés pour désenclaver l’intérieur du pays.
Makokou, capitale de la Libération
Le Président est attendu dans l’Ogooué-Ivindo à l’occasion de la troisième édition de la Fête nationale de la Libération, prévue le 30 août 2026. Après Libreville en 2024 et Tchibanga en 2025, Makokou devient ainsi le nouveau centre de cette commémoration itinérante, consacrée aux événements du 30 août 2023 et à l’arrivée du CTRI au pouvoir. Gouvernement gabonais
Des inaugurations attendues dans la province
Une fois sur place, Brice Oligui Nguema procédera à l’inauguration de plusieurs infrastructures réalisées au bénéfice des populations. La célébration ne devrait donc pas se limiter aux discours et aux cérémonies : elle doit également servir de vitrine aux investissements engagés et apporter des réponses concrètes aux attentes de l’Ogooué-Ivindo.
Ce déplacement en voiture porte finalement un message politique fort : celui d’un pouvoir qui veut relier les provinces, rapprocher l’État des citoyens et faire de chaque étape présidentielle un moment de contrôle, d’écoute et d’action. Du Haut-Ogooué à l’Ogooué-Ivindo, Brice Oligui Nguema ne prendra pas seulement la route de Makokou : il entend tracer celle d’un Gabon plus proche, plus connecté et mieux désenclavé.

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