La Haute Autorité de la Communication a annoncé, mardi 17 janvier, la suspension temporaire des réseaux sociaux au Gabon. Une décision présentée par les autorités comme une réponse nécessaire à la montée des discours haineux et des fausses informations circulant en ligne.
Selon le communiqué officiel, l’objectif est de restaurer l’ordre public numérique face à ce qui est qualifié de « dérives répétées ». Les autorités estiment que la viralité de certains contenus alimente tensions sociales et déstabilisation institutionnelle.
Le psychologue clinicien Hynnel Verley Mawele Mbembou évoque une mesure de « protection collective », soulignant l’impact psychologique du cyberharcèlement et des humiliations publiques devenues fréquentes sur les plateformes.
Mais la décision suscite aussi des interrogations. Des observateurs rappellent que les réseaux sociaux constituent un outil d’expression et d’activité économique non négligeable pour de nombreux jeunes entrepreneurs.
Le gouvernement défend toutefois une suspension provisoire destinée à assainir l’espace numérique. Pour ses promoteurs, il s’agit moins d’une censure que d’un signal fort : la liberté d’expression doit s’exercer dans un cadre légal clairement défini.

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