Les pompes commencent à reprendre du service, mais la fin des files d’attente reste le véritable test. Un navire transportant 8 000 tonnes d’essence, soit un peu plus de 10 millions de litres, est arrivé au port d’Owendo dans la nuit précédant ce jeudi 8 octobre 2026. Une cargaison attendue pour soulager les stations-service et les automobilistes, alors que les difficultés d’approvisionnement perturbent les déplacements et provoquent d’importants embouteillages autour des points de vente.
À Owendo, le déchargement pour débloquer les pompes
Les opérations de dépotage ont démarré afin de transférer l’essence vers les installations de la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP). Cette étape conditionne la reprise du ravitaillement : le carburant doit rejoindre les bacs de stockage, puis être acheminé par camions-citernes vers les stations-service. L’arrivée du navire constitue donc une avancée concrète, dont les effets doivent désormais se traduire par une disponibilité régulière à la pompe.
Une première tranche de 4 000 tonnes réceptionnée
Selon Wilfried Bouka Mondjo, directeur du dépôt de produits blancs d’Owendo à la SGEPP, le dispositif prévoit la réception, dans un premier temps, de 4 000 tonnes d’essence, représentant environ 5 200 m³, soit 5,2 millions de litres. Le responsable annonce une autonomie de six jours pour cette première tranche, avec une demande locale estimée à 708 000 litres par jour. Une nouvelle livraison est programmée avant l’épuisement de ce volume : la continuité des arrivages sera déterminante pour éviter une nouvelle rupture.
Des stations ravitaillées dès les premières heures
Le mouvement des camions-citernes a commencé dès le matin pour desservir plusieurs points de vente de Libreville. D’après Wilfried Bouka Mondjo, les premières livraisons ont été effectuées à partir de 6 heures, notamment aux Charbonnages, à Glass et à Gab’Oil Likouala, avec du carburant disponible dès 7 heures dans les stations approvisionnées. Pour les usagers éprouvés par les attentes interminables et les déplacements de station en station, ces premières livraisons apportent un soulagement attendu.
La sortie de crise se mesurera dans les files d’attente
Cette cargaison ouvre une perspective de résorption de la pénurie d’essence, sans suffire à établir un retour complet à la normale. Le défi consiste maintenant à maintenir les rotations, à réapprovisionner régulièrement le réseau et à assurer les livraisons suivantes dans les délais annoncés. Les automobilistes attendent un résultat simple : pouvoir faire le plein sans consacrer des heures à chercher du carburant. C’est à cette réalité quotidienne que se mesurera la sortie de crise.

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