Le Gabon ne peut plus se contenter d’extraire ses ressources tout en important les compétences nécessaires à leur exploitation. C’est le message fort porté par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de sa visite, ce 24 septembre 2026, à l’Institut du Pétrole et du Gaz (IPG) de Port-Gentil. Pour le Chef de l’État, la souveraineté économique du pays se construira aussi dans les amphithéâtres, les laboratoires et les ateliers de formation.
Former au Gabon ceux qui feront fonctionner le Gabon
En s’intéressant au contenu des enseignements, à la qualité des équipements et aux perspectives de développement de l’Institut, le Président de la République a fixé une orientation claire : renforcer et diversifier l’offre de formation afin qu’elle réponde directement aux besoins des entreprises pétrolières, gazières et énergétiques. L’objectif est de permettre aux jeunes Gabonais de devenir techniciens, techniciens supérieurs et ingénieurs, sans être contraints de rechercher systématiquement ces qualifications à l’étranger.

Cette ambition s’adresse particulièrement aux nouveaux bacheliers issus des filières scientifiques. Longtemps perçues comme difficiles ou insuffisamment valorisées, les formations techniques doivent désormais devenir de véritables voies d’excellence, d’insertion professionnelle et d’ascension sociale. Le message présidentiel est sans ambiguïté : les métiers du pétrole, du gaz, de l’énergie, de la maintenance industrielle et de la transformation doivent être davantage occupés par des compétences nationales.
Port-Gentil, laboratoire de la souveraineté énergétique
Le choix de Port-Gentil n’est pas anodin. Capitale économique et principal bassin pétrolier du pays, la ville est appelée à accueillir de nouvelles infrastructures industrielles et énergétiques. La modernisation des installations existantes, le développement des centrales thermiques et l’augmentation des capacités de production imposent la présence d’une main-d’œuvre hautement qualifiée, capable d’exploiter, d’entretenir et de sécuriser durablement ces équipements.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, posséder du pétrole et du gaz ne suffit plus. La véritable souveraineté consiste à maîtriser toute la chaîne : l’exploration, l’exploitation, la transformation, la maintenance et la gestion. Sans ingénieurs, sans techniciens et sans expertise nationale, les richesses du sous-sol ne peuvent devenir une puissance économique pleinement maîtrisée.
Moins de dépendance, plus d’emplois pour les Gabonais
Le renforcement de l’IPG doit également permettre de réduire progressivement les coûts liés aux formations à l’étranger. Les ressources ainsi économisées pourront être réinvesties dans la modernisation des établissements gabonais, l’amélioration des équipements pédagogiques et la consolidation des capacités techniques des enseignants et des apprenants.

Former au Gabon, c’est maintenir les investissements dans le pays, rapprocher la formation des besoins réels des entreprises et donner aux jeunes un accès direct aux emplois générés par l’économie nationale. À travers cette visite, le Chef de l’État place donc le capital humain au cœur de la transformation industrielle du pays.
Le Gabon possède déjà les ressources. Son prochain défi est désormais de former les femmes et les hommes capables d’en prendre pleinement le contrôle. Car la souveraineté économique ne se proclame pas : elle s’apprend, se construit et se transmet.

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